美味 Préface 美味

美味 Préface 美味
BIENVENUE

à toutes et à tous

sur ma 4ème fiction Yaoi (no comment) avec pour personnages principeaux ; Bill kaulitz,Tom Kaulitz,voir Gustav Schafer et Georg Listing!

Je précise une fois de plus,que comme dans mon autre fic,Bill et Tom...*tous en coeur*ne sont pas frères!!!!(Non pas que j'aie une dent contre les fics "Incest", bien au contraire! *petit ricanement pervers*)

Cependant il vaudrait mieux qu'ils ne le soient pas afin que cette histoire ait un sens.



Certain(e)s me connaissent peut-être déjà sur :

-Vampire-sanctuary-yaoi
sous le pseudonyme de Rorotea que j'utiliserai également ici.
-ou Mizuro483 sur Elles pleurent quand elles meurent?(en pause)
-Zakuro-chan sur Zakuro(en cours)




J'écris aussi des histoires sur PERVERSITY-LIFE.COM
un super forum sur lequel vous pourrez lire pleins de RPG,tous plus excellents que les autres et incarner le personnage de votre choix!
On vous attend impatiemment!!





au faite,Je me suis inscrite sur ces annuaires,et je vous en serai reconnaissante si vous pouviez voter pour moi sur l'un d'eux!^_^:







Je tiens à préciser que chaque vendredi ou samedi soir,une suite sera posté.Mais de toute manière vous serez prévenus dans ce cas!




vous avez aussi l'occasion de pouvoir faire votre pub, uniquement sur cet article,dans le cas contraire,après votre départ,ce sera ni vu ni connu!

ah j'oubliais,vous êtes ici comme chez vous(j'aime bien les blog conviviales)mais je vous demanderai quand même quelque chose en échange:(ben c'est bien le theme de ma fic xD)


d'evitez les comentaires racistes, homophobes, et ce genre la (ils seront automatiquement supprimés ^^)

- ainsi que les critiques non constructives (il en vas de meme pour ces commentaires la !)
- si j'oublie ou fais des erreurs sur des articles je suis toujours contente que l'on me corrige !
- evitez les commentaires uniques du genre : "kikoolol ta fic est genial viens sr mon blog et lache des com's !"
Surtout si c'est pas un blog sur une fic u_u
- ah et vous pouvez prendre les images (je les prends moi meme sur internet donc ...) et les dessins (le peux qu'il reste de moi et les autres) mais je vous demanderais de citer l'auteur et si c'est un des miens de faire un lien...






E
n espérant comme toujours,

que mon histoire puisse trouver chemin jusqu'à votre coeur,

je vous souhaite une bonne visite et une excellente lecture!






ps:en cas de problèmes,pour mieux me connaître ou tout simplement pour parler,je laisse volontier mes adresses e-mail:


angeldestiny2@hotmail.com
(mais je ne me connecte pas souvent ^ . ^')


Clic


SOMMAIRE:


Tome 1:

Prologue
Introduction
chapitre I





PUB:





















ROROTEA for P.A.C.T - YAOI


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# Posté le lundi 01 septembre 2008 14:33

Modifié le samedi 13 septembre 2008 10:29

美味 PROLOGUE 美味

美味  PROLOGUE 美味

Il esquissa un sourire malicieux.
Contrairement à son ancêtre...
Bill remua vaguement, crispé. Il lâcha un petit gémissement. Saisi de curiosité, Tom songea cinq minutes à chercher dans son esprit la cause de ce son. L'inconscience avait-elle cependant abattu les barrières mentales de l'éthérien ? Il décida de tester.

Pièce noire -
Le sol est glacé sous sa peau nue, et le courant d'air froid n'arrange rien. Les chaînes enserrent étroitement ses poignets meurtris.
Puis il entend des pas et, du haut de ses sept ans, il prie pour que ce ne soit pas son père -

Puis la forêt, et cette fois-ci il accepte quand Elaenora lui demande de fuir avec elle. Ils courent tous deux, le sol se métamorphosant sous leurs pieds, devenant montagnes, plaines, mers, plateaux. Des flèches jaillissent de derrière eux, leur passant étrangement à travers.
Du moins jusqu'à ce que l'une d'elles ne traverse sa cuisse...
Il trébuche et s'écroule. Elaenora continue à courir. Il crie pour qu'elle se retourne, et il sait qu'elle l'entend.
Mais elle ne retourne pas sur ses pas, et il sent son père s'approcher, présence galopante irradiant la rage pure. Enfant de cinq ans, il hurle sa peur et son désespoir à toutes les divinités du ciel et de la terre, allant jusqu'à citer le monstre de la famille dont on ne lui a jamais parlé qu'à mots couverts, et formellement interdit d'invoquer par son nom...


Un elfe sort alors de la terre, auréolés de fumées épaisses. Il a le teint blême, les cheveux roulés en dreads, les pupilles fendues, et sa posture est celle d'un prédateur à l'affût. L'enfant ne voit cependant qu'une chose : qu'il est seul à lui tendre les bras, et il s'y jette. L'être le serre affectueusement contre lui.


- Bonjour, Bill.
- Emmène-moi loin de papa, supplie-t-il.
L'Elfe lui sourit gentiment, faisant bouger les tatouages noirs sur ses joues.

- Bien sûr,mais il me faudra un prix en échange.

- Lequel ? demande-t-il naïvement (encore pur à cette époque, ne sachant pas que rien n'est gratuit en ce bas monde).

Le sourire change ; plus lascif, plus féroce.

- Ton corps.....






# Posté le lundi 01 septembre 2008 14:41

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 11:01

美味 INTRODUCTION 美味

美味 INTRODUCTION 美味
_______________


Writted by:Rorotea
Corrected by:Rorotea

Characters:

Genre:General, Action, Mystère, Angst, Lemon, Fantastic, Shonen aï

Warning:M-Preg


_________



Introduction:




Alors... Voici ma nouvelle histoire, Pacte !
Georg : Les titres ont vachement évolués depuis Paumé(VPSY), hein ?
Rorotea : Maismaismais... Qu'est-ce que vous faites ici ???
Tom : Oh, c'est moi qui les ai invités. Georg et moi, on a tout de suite sympathisé !
Bill : Points commun libidesques sans doute ?
Georg : Cruel.
Rorotea : MAIS LAISSEZ MOI PARLER ENFIN !!!
*silence*
Georg:*marmonne* Et d'abord, c'est pas comme si tu t'en plaignais, gna gna gna...
Rorotea : LA FERME !!!
Donc, bienvenue. Petite introduction. Pas folichonne, je vous l'accorde, mais c'est pour planter l'ambiance. Je vous souhaite bonne lecture et... euh... Bonne lecture^^
Georg : On voit ton cerveau se décomposer à mesure que tu parles.
Gustav : Bill, tu ne dis rien ?
*silence*
Tom : LE TRAITRE ! Il s'est enfui !!

***************************************************************************************************************








Deux personnes venaient d'entrer dans l'auberge, toutes deux vêtues de longues capelines noires dont les capuches masquaient leurs visages.
La première se tenait parfaitement droite, le port de tête aristocratique. Une épée noire pendait à son côté.
L'autre, au contraire, restait en position accroupie, le dos courbé comme si elle avait été bossue. Ses bras étaient un peu écartés de son corps et sortaient du tissu ample de ses manches deux mains livides terminées par de longs ongles - ou griffes ? Impossible de savoir. Sa posture était celle d'un prédateur, d'une bête malfaisante accroupie dans l'ombre et prête à attaquer.
L'aubergiste s'éclaircit la gorge.

- «Messires ? Que puis-je vous servir ?»

La silhouette difforme repoussa sa capuche. Le visage ainsi dévoilé aurait peut-être pu être beau ; mais l'expression de pure malice, les sourcils et le nez froncés, les lèvres blanches tordues par un sourire malsain qui dévoilant des dents trop longues et pointues, les yeux fendus en avaient fait un visage de démon plus que d'ange. Sa peau blême, ses iris rouges et les mèches blondes et lourdes qui tombaient en cascade dans son dos étaient ceux d'un elfe. Des tatouages noirs dessinaient leurs courbes et leurs pointes sur ses joues livides.

- «Mon maître désire de la viande crue», affirma-t-il d'une voix tout sauf humaine. «Quand à moi, je n'ai besoin de rien.»

Nul n'aurait pu affirmer à quel sexe il appartenait - mâle ou femelle ? Sa posture accroupie empêchait une analyse poussée.
Son compagnon ne prononça aucune parole mais se dirigea vers une table libre, l'autre derrière lui. Ce dernier ne sautillait pas mais avançait d'une démarche rampante qui donnait mal aux genoux par sa simple vue. L'inconnu s'assit, le monstre à ses côtés comme un chien fidèle. A un moment, celui-ci se lécha les lèvres. Sa langue était fine et longue - un attentat à la pudeur à elle toute seule. La serveuse, une humaine blonde et potelée, posa rapidement le plat demandé avant de quasiment s'enfuir.

- «Cet elfe est répugnant», siffla-t-elle à Matt, l'aubergiste. «Je refuse de l'approcher à nouveau !»

Matt avait été mercenaire dans sa prime jeunesse. Il en avait gardé un corps couturé de cicatrices, une dizaine d'anneaux d'or à chaque oreille et une carrure imposante qui dissuadait par sa seule vue les clients mécontents ou bagarreurs de faire du dégât. Il avait déjà servi des cannibales najaï, des trolls et des orcs. Le jour où il s'effraierait d'un simple elfe n'était pas prêt d'arriver.

- «A ta guise... répliqua-t-il sur le même ton. Mais apprête-toi à laisser place à une fille moins trouillarde. Des centaines donneraient leur main droite pour être à ta place...»

- «Espèce de... Il me déshabillait du regard !! Je refuse de le laisser me toucher !!!»

- «Je ne te demande pas de te faire tripoter par le serviteur mais de servir son maître.
Il fit taire les protestations qu'elle s'apprêtait à formuler d'un signe impatient de la main.

- «Ferme-la maintenant. D'autres clients te demandent.»


La silhouette encapuchonnée avait saisi la viande donnée à deux mains et l'essora vigoureusement. La nourriture était encore fraîche et du jus s'égoutta dans l'assiette, qu'elle porta à ses lèvres pour tout lécher après avoir jeté la viande à son sinistre compagnon. Celui-ci la déchiqueta sans effort et l'avala avidement, plus comme un animal que comme un être pensant. L'autre termina rapidement et se leva pour aller au comptoir où il jeta une pièce d'or, son serviteur toujours à ses côtés. Matt mordit dans la pièce, la constata authentique et jeta un adieu laconique. Sitôt les deux étrangers partis, les conversations reprirent soudain en intensité ; comme si l'arrivée des deux étrangers avait jeté une cape de plomb opressante sur les clients présents, et qu'il avait été impossible de parler en leur présence.

Les êtres normaux ne supportent jamais bien les monstres,
conscient ou non de leur nature.



*****************************************


Verdict?




*Gustav assis, le visage impassible, au milieu de Tom, Bill et Georg* C'est pire qu'il était à craindre en vous voyant, Rorotea.
Rorotea: Il me vouvoie ! *o*
Tom : Oui, mais il t'insulte.
Rorotea: C'est secondaire *_______* *accrochée à Gustav*
Georg : Eyh, Il est à moi !
Rorotea : Nan ! My precious !
Georg: A moi !
Rorotea : A moi !
Gustav: *se détache et se barre*
Tom : C'est fun, c'est pire que pour nous ! ^____^
Bill: Parce que ça pouvait être pire ???



Normalement(j'insiste sur le mot) vous devriez voir le chapitre 1 arriver ce soir mais vu que je suis un être habitué à ne pas être "normal" disons.Vous pouvez attendre jusqu'au plus tard lundi!*rire sadique*



Fin de l'introduction

# Posté le lundi 01 septembre 2008 14:45

Modifié le lundi 08 septembre 2008 06:28

美味 Chapitre I 美味

美味 Chapitre I 美味
CHAPTER I



Writted by:Rorotea
Corrected by:Rorotea

Characters:

Genre:General, Action, Mystère, Angst, Lemon, Fantastic, Shonen aï

Warning:M-Preg


_________


Et bien comme promis,la suite est bien là*yeux rouges* je vous souhaite maintenant une bonne lecture!^^







L'elfe regarda son maître retirer sa pèlerine avant de la lui jeter. Il la posa avant de suivre l'étherien dans la salle de bain. Celle-ci était équipée, comme on pouvait s'y attendre dans un hôtel à six milles argonites par nuit, des derniers équipements à la mode : un système de tuyau qui permettait d'apporter l'eau sans le secours d'un domestique, sur simple pression d'un bouton. On pouvait même régler sa chaleur. Le serviteur s'occupa de faire couler un bain dans une espèce de petit bassin carrelé tandis que son seigneur se dévêtait. L'éthérien entra dans l'eau, fermant brièvement les yeux, tandis que l'elfe sortait d'une boîte en argent ciselé de petits flacons, des peignes et tout un nécessaire de toilette.

- «Venez près du bord du bassin, monseigneur, que je puisse vous laver.»

L'éthérien fit un geste paresseux de la main.

- «Déshabille-toi plutôt et vient me laver comme tout serviteur digne de ce nom le ferait. Tu empestes, Tom.»

L'autre sourit comme un requin.

- «Avec plaisir, monseigneur.»

Il obtempéra rapidement et se glissa dans l'eau chaude. Il versa un peu de lotion sur ses mains et s'affaira à savonner les bras de son maître qui le laissa faire.
L'éthérien possédait la beauté de ceux de sa race. Ses yeux étaient argent pur, fendus d'une pupille étroite. Son teint pâle, moins cependant que celui, blême, de son serviteur, s'accordait avec la couleur ébène de sa longue chevelure. Ses traits fins, androgynes, eussent presque pu être ceux d'un ange n'eut été leur froideur apathique.
L'elfe atteignit les épaules, évitant avec dextérité d'érafler la peau de porcelaine ; après quoi il passa au dos, massant expertement. L'étherien ne montrait ni plaisir ni douleur de ses attouchements. Il s'occupa ensuite des pieds, des mollets, des cuisses, avant de laver les cheveux de son maître qu'il peigna soigneusement. Ce ne fut qu'à ce point que son seigneur montra quelque émotion.

- «Aïe. Moins brutalement.»
- «Je fais doucement, seigneur. Avec votre longueur de cheveux, il est cependant inévitable que vous souffriez.»
- «Mes précédents serviteurs réussissaient à ne pas me faire - n - mal. Tu es incompétent, c'est tout.»

Tom continua à sourire.

- «Ne devriez-vous pas maîtriser vos paroles, monseigneur ? Rappelez-vous que vous me devez votre corps en échange de mes services, et ce quand je le désirerais, aux instants que je voudrais ; momentanément tant que notre pacte n'aura pas été accompli, définitivement lorsque j'aurai rempli ma part du marché. Ne craignez-vous pas alors de regretter amèrement votre insolence ?»

L'étherien garda sa langueur aristocratique, ne montra pas un instant le moindre trouble.

- Je ne vois pas en quoi cela devrait me dicter ma conduite. Je viens d'une longue lignée de roi et nous n'avons jamais bafoué nos origines en nous humiliant devant quiconque, fût-il un dieu.»
- «C'est bien pour ça que je t'ai proposé ce pacte... mon cher Bill...»

Les épaules de l'éthérien se raidirent.

- «Adresse-toi convenablement à ton maître, serviteur.»
- «Pardonnez-moi, maître.»
- «Ca ira... pour cette unique fois.»

L'étherien se leva, ayant manifestement fini de se baigner. Sortant de l'eau, il essora ses cheveux et enroula une serviette chaude autours de ses épaules. Le regard luxurieux de Tom le suivit, glissant le long des courbes désirables de son maître. Une part de lui imaginait déjà le jour où il prendrait enfin possession de son bien. Y aurait-il de la terreur dans le regard de Bill ? Non... Probablement la cacherait-il, comme il étoufferait ses cris lorsque Tom le prendrait, comme il tenterait de demeurer sans expression même lorsqu'il serait mené au plaisir encore et encore.
C'était ça qui l'avait attiré à cet être aristocratique. Cette impassibilité perpétuelle, cette fierté indomptée... Et la perfection de ses formes, les traits délicats de son visage...
Tom était peut-être un monstre, mais un monstre de bon goût.

- «Alors ? Tu sors ?»s'impatienta son maître.
- «Oui monseigneur», s'empressa-t-il d'obéir.

Il pouvait prendre avantage sur l'étherien maintenant. C'était autorisé par leur pacte. Quand il voudrait, pourvu que nul ne puisse voir ni entendre, ni qu'il y fût fait allusion devant un ou plusieurs tiers , ni qu'il n'en demeure trace sur son corps à la vue d'autres, bref que rien n'en transpire à l'extérieur. Bill était peut-être orgueilleux, mais pas bête - il savait ne pas laisser échapper la moindre faille.
Mais, songea-t-il en s'emparant de la serviette pour sécher son seigneur, ce ne serait pas drôle. Il était plus... excitant d'attendre avoir accompli leur tâche. Son prix n'en serait que mieux goûté.
Et pourtant... comme il brûlait de ne serait-ce que caresser cette peau glabre et pâle, si fragile sous ses ongles-griffes...
Il maîtrisa ses pulsions et le coiffa délicatement, amusé par les raidissements de l'étherien quand il tombait sur un n½ud. L'impassibilité a ses limites, n'est-ce pas ? S'il voulait torturer son maître un jour, il saurait le matériel nécessaire : un peigne. Vêtu seulement de sa glorieuse nudité - un vêtement amplement suffisant du point de vue de Tom -, Bill se dirigea vers son lit et s'y coucha.

- «Eteins les lumières», ordonna-t-il une dernière fois.

L'elfe s'exécuta. Il voyait parfaitement dans les ténèbres, et son regard pénétrant détailla longuement la silhouette androgyne de son seigneur, la façon dont celui-ci s'étirait langoureusement avant de se recroqueviller en une petite boule. Reprenant sa démarche accroupie, il s'apprêtait à quitter la pièce quand la voix de son maître s'éleva à nouveau.

- «Tom?»
- «Oui ?»
- «Essaie de tuer moins salement que la dernière fois. La réputation de mes serviteurs est la mienne et tes vêtements étaient tachés de sang. Je ne veux pas que l'on pense que nous nous livrions à... des relations autres que de serviteur à maître.»
- «Oui... Cela viendra plus tard», susurra le monstre.

L'étherien ne répondit pas.

***

Tom revint vers les trois quarts de la nuit, ses désirs - tant en nourriture qu'en sexe - apaisés. Matt aurait à se trouver une autre serveuse.
Il s'apprêtait à se coucher par terre quand il commit la bêtise de regarder son maître. Aussitôt revint tout son appétit. Il aurait eu grand plaisir à mordre dans cette chair fragile, à lécher le sang par lui versé...
Juste une fois, se décida-t-il. Juste pour mieux patienter.
Il se pencha sur le corps endormi, admirant le visage à l'air presque innocent maintenant que le sommeil avait détendu ses traits. Il s'apprêtait à embrasser les lèvres closes quand l'acier froid d'une lame piqua la chair de son ventre. Les éthériens avaient toujours eu de bons réflexes. Une race de guerriers, qui savaient ne jamais dormir totalement - jamais assez pour ne pas se réveiller quand quelqu'un les approchait.

- «Tom?»
- Ma part de marché», souffla-t-il à l'oreille de son seigneur et maître avant de mordiller son lobe. «Votre corps pour quand je le désirerai.»
L'étherien demeura calme, comme prévu.

- «Bien. Alors accomplis ton office.»

Cette langueur irritante ! Il avait envie de la faire voler en morceau, de sentir cette jolie voix se briser dans des hurlements et supplications.
Il l'embrassa profondément, écartant les mâchoires mollement closes, sentant l'absence de réaction de son vis-à-vis. Il en profita un peu, explorant avidement ce territoire inconnu, s'efforçant de maîtriser le désir, mordant jusqu'au sang la langue de son partenaire et sentant avec une joie secrète sa légère crispation sous la douleur.
- juste là, maintenant, ouvrir ses jambes et le prendre brutalement, mordre son épaule blanche et peut-être même arracher un morceau de chair, tirer de lui le nectar vital et les cris -
Il se recula avec un soupir. Mieux valait qu'il arrête avant de se perdre - la beauté de Bill était trop attirante, son calme trop tentant. Du sang perlait au lèvres de l'étherien, que celui-ci essuya.

- «Bonne nuit, monseigneur...» souhaita-t-il hypocritement.

Il se coucha au sol et ferma les yeux. Il ne dormit pas, perdu dans le souvenir des sensations procurées ; mais bon - il n'en avait pas réellement besoin, après tout.
Et la respiration de l'étherien, à côté de lui, indiqua pendant tout le temps nocturne qu'il ne dormait pas non plus.

***

Tom se chargea de réveiller son seigneur au petit matin, d'une douce caresse sur la joue. Celui-ci immédiatement les yeux, éloignant la main de son serviteur.
- «Quelle hectan sommes-nous ?»
- «Le sixième, monseigneur.»
- «Bien.»

L'éthérien se leva et fit couler l'eau chaude à nouveau.

- «Tu n'as pas fait couler l'eau ? Tout bon serviteur y aurait pensé !»
- «Mais je suis un très mauvais serviteur», ronronna Tom.

Bill ne releva pas tandis que les mains de son vis-à-vis glissaient le long de ses côtés, caressantes.
Quelques instants plus tard, ils quittèrent l'hôtel. Les rues étaient bruyantes et animées comme à l'accoutumée ; cortège d'odeur, de son, de couleurs éblouissantes et étourdissantes. C'était jour de marché. Les cris des marchants, des clients, des animaux que l'on vendait ou abattait se croisaient dans l'atmosphère chargée de fumets d'épices ou de la puanteur asphyxiante des mendiants, tandis que des tissus, des tableaux, des produits d'utilité ménagère comme des lampes ou des casseroles, des artefacts magiques plus ou moins douteux - gris-gris protecteurs, talismans de chance, runes - étalaient partout leurs couleurs. Cependant, nul passant ne vint bousculer Bill, nul commerçant l'interpeller, nul miséreux le supplier. Sa haute silhouette vêtue de noir et au visage dissimulé dans l'ombre inspirait le respect .
Enfin, ils parvinrent à un petit palais coincé entre deux autres bâtiments plus modestes. Si la façade était simplement de pierre blanche, elle était cependant admirablement sculptée ; et la modestie de sa composition s'expliquait par le nombre de voleur. Le moindre matériaux de luxe serait aussitôt dérobé par les milles malfrats qui rôdaient dans les rues, l'½il à l'affût et la main leste. Tous connaissaient l'anecdote concernant le prince d'Arinie : ayant fait bâtir son palais en marbre dans une rue fréquentée, et malgré les deux gardes qu'il avait posté devant ses portes, il avait vu ses murs perdre la moitié de leur volume en quelques jours.
L'elfe se chargea de frapper pour son maître, entrechoquant un lourd battant de fer forgé contre le bois sombre de la porte. Un laquais vint leur ouvrir - un bel adolescent humain aux longs cheveux roux, et dont la tenue légère disait assez quel usage lui réservait son maître quand il n'était pas pris par son office.

-« Qui dois-je annoncer ?»
- «Le seigneur Arheniel.»
Le domestique disparut pour reparaître quelques instants plus tard.
- «Si vous voulez bien me suivre...»

Ils s'exécutèrent et, quelques instants plus tard, se retrouvaient dans une chambre luxueuse aux tapisseries noires et écarlates. A l'intérieur, négligemment allongé sur le large lit à baldaquin, se tenait un étherien aux courts cheveux argents, aux yeux violets et au teint pâle. Il se leva aussitôt et s'inclina. Bill serra légèrement les poings ; l'autre n'avait penché que la tête. Il ne marquait pas de la déférence envers un monarque mais envers un égal, peut-être un peu supérieur à lui mais de peu.

- «Seigneur Arheniel... C'est un honneur pour moi. Vous aviez ce me semble voulu me voir pour affaire ?»
- «Oui, répondit simplement Bill.»
- «Bien.»

A cette instant, l'hôte aperçut Tom et se crispa.

- «Votre... serviteur...»
- «Avez-vous un commentaire à faire dessus, Vladmir ? demanda calmement l'éthérien.

L'être à la chevelure argent s'apprêta à ouvrir la bouche, puis croisa le regard de Bill.

- «Pardonnez-moi. Verriez-vous objection à le congédiez pour que nous parlions affaire ?
- «Bien sûr que non.»
- «A vos ordre, monseigneur, sourit la créature.

Il disparut, le bras déjà lié autours de la taille du serviteur.

- «Asseyez-vous...» suggéra Vladmir en tapotant le couvre-lit à côté de lui.

Bill s'exécuta.

- «Vous m'avez appelé pour... un histoire de succession, n'est-ce pas ? Pourriez-vous m'apporter des précisions ?»
- «J'ai un cousin qui me semble apte à... remettre d'aplomb le trône qu'on a pris à mon père. J'imagine n'avoir pas à vous promettre sa reconnaissance pour que vous sachiez pouvoir compter dessus en cas de réussite ? C'est atrocement classique.»
- «Et qu'est-ce qui vous permet de penser que vous puissiez réussir ?»

L'étherien aux cheveux ébènes adressa à son compatriote un regard qui suffit à lui faire d'instinct rentrer la tête dans les épaules.

- «Je n'ai même pas pensé que vous puissiez poser la question après l'avoir vu.»
- «Pardonnez-moi. Que lui avez-vous promis pour son aide ?»
- «Ma vie, bien sûr», répliqua l'éthérien d'un ton agacé. Sans quoi j'aurai demandé le trône pour moi, ne pensez-vous pas ?»
- «Votre vie ? Etrange. J'aurai plutôt dit votre corps.»
- «Mon corps ? Pourquoi donc ?...»

Il mentait effrontément et il y avait fort peu de chance pour que Vladmir s'en aperçoive jamais. La tromperie était part intégrante de lui depuis toujours.
Vladmir sourit et lui caressa la cuisse.

- «Mais... parce que vous êtes beau, bien sûr. On ne peut que vous désirer à vous voir.»
- «Est-ce mon corps que vous désirez comme paiement de votre service ?» demanda-t-il calmement.
- «Hum... Ce serait fort intéressant, bien sûr...»

Le brun lui prit le menton entre deux doigts.

- «Vous ressemblez un peu à votre père», murmura-t-il entre les lèvres entrouvertes.

Bill lui prit doucement les poignets.

- Vous acceptez l'accord que je vous propose ?»
- «Oui.»
- «Jurez-le sur votre tête et sur les os de vos ancêtres.»
- «Je le jure sur votre tête et sur les os de mes ancêtres.»

Vladmir commença à le dévêtir, le caressant doucement au passage. Il se laissa faire docilement.

- «Vous n'êtes pas très coopératif, sourit Vladmir en se déshabillant à son tour.
Cela surprit Bill.

- «Je ne me défends pas.»
- «Mais vous ne rendez aucune caresse, expliqua Vladmir en lui mordillant un téton.
- «Pourquoi devrais-je le faire ? C'est une chose humiliante pour moi.»

Son confrère aux cheveux argents lui caressa le ventre.

- «Vous avez tort. C'est censé être quelque chose d'agréable.»
- «Agréable ? De se perdre dans un acte destiné à la reproduction ? De ne plus pouvoir maîtriser son corps ?»

Vladmir laissa échapper un petit rire.

- «Vous êtes décidément très remonté contre cet acte, n'est-ce pas ?»
- «Je ne puis qu'approuver. Ne cherchez pas à me procurer le moindre plaisir, je vous prie. Ce serait plus agréable pour moi.»

Vladmir se pencha sur lui et l'embrassa violemment, lui maintenant fermement les poignets. Il descendit à son cou, mordillant la peau blanche avant de suçoter l'un de ses tétons. Bill ferma les yeux, sentant avec surprise son souffle devenir irrégulier et quelque chose s'animer entre ses jambes. La honte empourpra ses joues pâles lorsqu'il comprit de quoi il s'agissait. Il se mordit violemment la lèvre dans l'espoir d'atténuer les sensations, mais cela ne servit à rien. Vladmir libéra ses mains pour se lécher quelques doigts et en introduisit un dans l'intimité de son confrère. Celui-ci s'efforça de rester inerte, se laissant faire tandis que deux autres doigts venaient s'ajouter au premier, le préparant doucement. Vladmir cessa enfin, uniquement pour lui soulever le bassin et faire pénétrer quelque chose d'autre en lui. Il en devina facilement la nature et crispa les doigts sur le tissu noir, envahi d'un plaisir qu'il abborait. L'être à la tignasse argent bougea en lui, effectuant des allées et venues progressives, ses mains cherchant les siennes pour les serrer étroitement à mesure que sa vitesse accélérait. Il prit bientôt son plaisir dans un cri-halètement étouffé avant de s'écrouler sur lui. Il se ressaisit bientôt cependant, et se retira lentement du corps immobile en-dessous de lui.

- «Vous n'avez pas... joui», remarqua-t-il, le souffle encore irrégulier. «Evidement... Vous ne vous êtes pas touché, n'est-ce pas ?»
- «Pourquoi... aurais-je dû... le faire ?» demanda Bill, ses battements cardiaques revenant peu à peu à la normale.»
- «Mais pour vous donner du plaisir, voyons. Ne me dites pas que vous ne l'avez jamais fait ?»
- «Jamais. Il n'est pas digne d'une créature intelligente que de chercher à se perdre dans des sensations primaires comme celles-ci. Cela nous ravale au rang de la bête.»
- «Je ne vous pensais pas si attaché aux choses de la religion...»
- «Je n'y suis pas. C'est une opinion personnelle.»
- «Vous m'effrayez... Votre cousin nourrit-il les mêmes avis ? Nous risquons de subir un règne bien triste alors...»
- «Hélas non. C'est un hédoniste. Par ailleurs, nous ne nous sommes jamais bien entendu.»
- «Alors pourquoi le soutenir ?» souffla son confrère dans le creux de son cou, la main décrivant des cercles réguliers sur son ventre.

Bill remua un peu, trouvant un plaisir inconfortable dans ces attouchements.

- «Parce que je suis quant à moi attaché aux traditions. Un être de notre lignée régnera sur les éthériens, et cela suffira à me satisfaire.»
- «Si jeune et déjà si froid... C'est triste.»

La main de Vladmir toucha sa virilité, lui faisant écarquiller les yeux sous la surprise.

- «Que faites-vous ?»
- «Je vous montre ce que vous manquez.»

Les lèvres de l'étherien aux cheveux noirs formèrent les mots "Arrêtez" sans qu'il ne les prononce. Il ne s'abaisserait jamais à supplier. Les doigts de son vis-à-vis se refermèrent doucement sur lui, caressant et massant en va-et-vient experts. Il se crispa, fermant les yeux et s'agrippant au corps chaud qui dominait le sien.

- «Vous n'avez pas besoin de faire ça», murmura-t-il avec un désespoir réprimé.
- «Si», répliqua Vladmir d'une voix rauque. «J'ai besoin de vous sentir vous cabrer sous moi, de voir votre visage tendu par le plaisir, de vous entendre crier au moins une fois. Accordez-moi ce v½u...»

Bill rejeta la tête en arrière pour toute réponse, les lèvres entrouvertes sur un hurlement silencieux. Quelques va-et-vient supplémentaire de la main de lêtre aux cheveux argents suffirent à l'amener à la complétion, ses ongles ouvrant des plaies dans la chair des bras de son partenaire tandis que celui-ci l'embrassait.
Il s'écroula, le corps tremblant de plaisir. L'androgyne à la tignasse argentée le contempla avec une sorte de tendresse, l'enlaçant gentiment, caressant les longs cheveux ébènes.

- «Même si vous désirez que votre cousin monte sur le trône... Je vous serai toujours fidèle en priorité, seigneur.»

L'éthérien aux yeux bruns attendit de s'être apaisé pour parler à nouveau.

- «Merci.»

Vladmir baisa chacune de ses paupières closes avant de se redresser.

- «Puis-je vous laver, seigneur ?»

Le symbole de soumission était évident. Reprenant son calme aristocratique, Bill se redressa.

- «Ce me serait agréable en effet, Vladmir.»

L'une des premières personnes dont ils avaient besoin leur était dorénavant acquise.

***

- «Fais-moi couler un bain», ordonna simplement Bill en pénétrant dans la chambre d'hôtel.

Tom s'exécuta, son insupportable sourire en place. L'étherien se dévêtit comme à l'ordinaire et s'apprêtait à se glisser dans l'eau chaude lorsque son serviteur lui saisit le poignet. Il tourna un regard froid vers lui.

- «Qu'y a-t-il, Tom ?»
- «Vous n'aviez pas besoin de faire ça, seigneur. J'aurais pu... le convaincre. Et ç'aurait été un tel plaisir pour moi que d'être le premier à vous prendre...»

Nulle émotion ne vint déparer le visage parfait à ces mots.

- «Cette clause n'était pas dans notre accord.»
- «Je sais, je sais.»

Il lui tordit le bras, le forçant à lui faire face, et en entailla la peau blanche d'un coup d'ongle à l'endroit où elle était la plus fragile. Le sang jaillit et il lapa le fluide pourpre, fouillant la plaie de sa langue obscène, savourant chaque goutte comme du plus délicat des élixirs.

- le renverser à terre l'entendre crier juste une fois -

L'étherien se laissa faire sans réagir, amorphe. Son serviteur lui relâcha le bras et s'inclina.

- «Après vous, monseigneur.

L'éthérien pénétra dans l'eau et laissa paresseusement reposer sa tête contre le bord de marbre tandis que Tom lavait doucement ses jambes. Il leva la main à hauteur de yeux, examinant la plaie écarlate.

- «Il va falloir recoudre. Dès que tu auras fini de me baigner, appelle un médecin.»
- «Je peux le faire», suggéra Tom sans jamais quitter son rictus ironique.
- «Fort bien. As-tu prévenu le prochain que nous aurons à visiter ?»
- «Bien sûr, maître. Cependant, je persiste à dire qu'il aurait été plus sage de ne pas les avertir. Si l'un d'eux est en liaison avec Embald, des troupes risquent de nous attendre à leur porte...»

Bill jeta un regard de pur mépris à son serviteur. Le dédain se fût-il exprimé en litres, l'elfe aurait déjà été noyé.

- «Ne pas avertir un hôte ? N'as-tu aucun principe ?»
- «Non», reconnut son vis-à-vis avec une fierté perverse.

Ses mains couraient à présent sur son dos, rinçant les huiles de bain, descendant des épaules aux reins. Le bras blessé de l'androgyne à la chevelure ébène teintait l'eau de carmin mais, bien que les essences contenue dans le bain dussent brûler la chair à vif, l'éthérien ne montrait aucun inconfort. Il se laissa rincer et sécher calmement.

- «Asseyez-vous... »lui intima Tom, trempé et vêtu d'une simple serviette nouée autours de ses hanches.
- «"Ayez l'amabilité de vous asseoir". On ne donne pas d'ordre à son maître.»

Les yeux écarlates s'étrécirent légèrement cette fois.

- «Ayiez l'amabilité de vous asseoir, seigneur.»

Bill s'exécuta. Son serviteur s'agenouilla devant lui et commença à recoudre, prenant un malin plaisir à faire lentement glisser l'aiguille sous la peau. L'éthérien se crispa d'abord, puis ferma brièvement les yeux et se força à fixer son vis-à-vis à l'½uvre.

Aucune faiblesse. Si quelque peur te tourmente, affronte-la.

L'elfe en finit enfin. Il pansa délicatement la plaie avant de se lever, à la recherche de nouveau vêtements.

***

Bill s'arrêta à proximité de la demeure de leur futur hôte, croisant les bras. Tom stoppa après lui.

- «Des mercenaires. Pensent-ils pouvoir arrêter un éthérien, et de la lignée royale encore, avec de simples humains ?»

Son serviteur secoua la tête, cependant surpris par les facultés d'observation de son maître. Ainsi, ses facultés guerrières ne se résumaient pas à la simple théorie...

- «Ils peuvent vous arrêter en nombre suffisant, seigneur. Et ils sont vingt.»

Une étincelle de colère passa dans les yeux praline.

- «Oh, et tu penses que cela me posera la moindre difficulté ?»
- «Alors... Je vous observe, seigneur», s'inclina l'elfe.

L'étherien se contenta de sortir une dague de sa botte tandis qu'il dégageait son fouet de son étui. La lanière épaisse était hérissée de centaines d'éclats de diamants mortellement aiguisés.Tom avait toujours pensé qu'il s'agissait plus ou moins d'une forme de décoration, ou de rappel de sa caste ; mais les gestes assurés de son maître l'en dissuadèrent.
L'éthérien siffla. Attiré, les mercenaires se précipitèrent sur lui.
Tom se recula, admirant la danse meurtrière. Malgré son dédain précédent,Bill se battait comme s'il s'était agi d'une bataille sérieuse ; concentré, appliqué, et totalement inexpressif. Il sautait et parait, évitant de se faire encercler, portant des coups mortels sans hésiter à s'exposer brièvement. Il récolta quelques blessures sans importance, mais l'un des mercenaires réussit cependant à lui planter sa lance dans le côté alors qu'il décapitait deux de ses compagnons. Poussant un sifflement de douleur, l'éthérien arracha l'arme de son flanc avant de fendre le visage de l'imprudent en deux. L'humain hurla de souffrance, le sang jaillissant de la plaie à gros bouillons. Il fut le dernier à mourir.
Bill tourna la tête vers Tom.

- «Alors ? Viens-tu ou compte-tu regarder ces cadavres toute la nuit ?»
- «Votre côté, seigneur. Ne vaudrait-il pas mieux le soigner ?»
- «Ce n'est rien. Le droit d'exactitude envers notre hôte passe avant tout. Nous sommes pile à l'heure pour l'instant.»
L'elfe éclata de rire, incapable de se contrôler. C'était stupide et drôle en même temps.Bill était l'incarnation vivante de la loi et l'ordre. Il frappa à la porte pour son maître, mais nul ne leur répondit. Au lieu de quoi il n'eut que le temps de se reculer d'un saut avant qu'elle n'explose.

- «Des pièges maintenant ?»

L'étherien fronça le nez, méprisant.

- «Heureusement qu'il a un fils. Celui-ci ne nous servira à rien.»

A cet instant, un cri s'éleva de derrière leur dos.

- «Tout ce désordre !! Qui êtes-vous ???»

Tom haussa les sourcils.

- «L'homme de ménage du palais ?»
- «Son fils justement, répliqua rapidement l'étherien en se retournant pour faire face au nouveau venu.

Il avait rangé ses armes, et pressait discrètement le bras contre son flanc blessé pour éviter de se vider de son sang. L'arme avait-elle atteint des points vitaux ? L'elfe espérait bien que non. Il ne permettrait pas à l'éthérien de mourir avant d'avoir au moins une fois goûté à ce corps parfait...

- «C'est moi, Alyss. Bill Arheniel.»
- «Bill !! C'est merveilleux !!» cria un rouquin au gentils yeux noirs. «Qu'est-ce qui t'amène ici ?? Oh, et qu'est-ce qui se passe ??»
- «Nous avions demandé une visite à ton père. Celui-ci semble avoir préféré avertir les sbires d'Embald et de nous piéger la voie.»
Bouleversé, l'éthérien nouveau venu tomba à genou.

- «P... Père ? Faire ça ?? Ce n'est pas possible !!»
- «Il semble que si.»

Bill parlait avec douceur, et ce fut avec la même délicatesse qu'il força Alyss à les suivre. Tom les précédait de sa démarche de prédateur, reniflant et examinant le couloir richement orné à la recherche de piège. Il en désamorça quelques-uns, détruisit les autres, tua les mercenaires restants. Alyss avait les larmes aux yeux.

- «Ce n'est pas possible...» murmura-t-il. «Pas Père...»

Son confrère ne lui répondit pas mais lui serra étroitement le bras. Le roux l'agaçait un peu ; il était à son goût trop chaleureux et sensible pour un noble. Il n'aimait pas qu'on tente des gestes affectueux envers lui. Cependant, ils avaient besoin de le rallier à eux. Il aurait donc à supporter ses attouchements...
Ils finirent par découvrir le père d'Alyss.
Egorgé, un expression de pure terreur sur le visage.
Le roux poussa un hurlement et enfouit le visage dans le giron de Bill, l'enserrant de toutes ses forces et pressant la plaie. l'étherien tressaillit sous la douleur.

- «Papa... Papa», bégaya Alyss en pleurant.
- «Tué par les soldats d'Embald, énonça calmement Tom.

***

Ils avaient réussit à consoler Alyss avant de quitter sa demeure.
Sans que le roux ne s'aperçoive jamais de la plaie de son confrère.
Tom jeta un coup d'½il à son maître. Celui-ci marchait droit et fier comme toujours, mais il était plus pâle encore qu'à l'ordinaire.

- «Seigneur ? Ne souhaitez-vous pas que je vous aide à marcher ?»

L'éthérien le regarda comme s'il était fou ou simple d'esprit.

- «Je ne suis pas impotent que je sache. Je peux parfaitement parvenir à notre hôtel sans problème.»

Bill tint en effet, ne montrant pas le moindre signe d'inconfort tandis qu'il récupérait leur clef et menait la marche les menant à leur chambre.
Arrivé, il ôta son manteau et sa chemise. Sang et tissus avaient coagulé ensembles, mais il ne montra pas le moindre scrupule à les arracher, provoquant un nouvel afflux de plasma. Torse nu, il s'allongea sur le couvre-lit.

- «J'espère que cela va éviter de tacher les draps», remarqua-t-il calmement. «Maintenant, appelle un médecin.»

Il ferma les yeux et, enfin, se permit de perdre connaissance.



END OF CHAPTER I







***************************




Bien !! J'espère que ça vous a plu ^___^ Si oui, n'hésitez pas à me le savoir. Les reviews sont gratuites... et ça fait toujours plaisir ! ^___^ D'ailleurs, même si vous n'avez pas aimé, faites-le moi savoir pour que je comprenne ce que j'ai mal fait^^.



Et je vous dit à vendredi ou samedi pour la suite!





X En écoute X ♪ Uffie-Dismissed ♪
X Coup de coeur X tragic-fic-yaoi



please,Clic


Personnes à prévenir pour le chapitre 2:






Roro-chan

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 16:22

Modifié le samedi 13 septembre 2008 16:11

美味 Chapitre II 美味

美味 Chapitre II 美味

CHAPTER II



Writted by:Rorotea
Corrected by:Rorotea

Characters:General

Genre:General, Mystère, Angst, Fantastic, Shonen aï

Warning:M-Preg


_________



Inconscient, Bill perdait toute la raideur aristocratique qu'il gardait jusque dans son sommeil. Son visage se détendait jusqu'à prendre une expression presque enfantine. Son corps se recroquevillait d'instinct en position f½tale, ses sourcil se fronçaient légèrement. Tom ne se lassait pas de le contempler, passant la main à travers les cheveux ébènes, caressant la peau blanche.
L'éthérien avait perdu énormément de sang par son stoïcisme stupide. Tant mieux au fond, puisque ça avait permis à l'elfe de pouvoir admirer son maître à loisir. Il ne se lassait pas de détailler du regard ces traits finement ciselés, la courbe des lèvres... Oui, des lèvres qui n'étaient certainement pas celles d'un aristocrate mais plutôt d'une prostituée, et destinées à bien d'autres usages que la chasteté. Dommage que l'éthérien soit si prude...
Il esquissa un sourire malicieux.
Contrairement à son ancêtre...
Bill remua vaguement, crispé. Il lâcha un petit gémissement. Saisi de curiosité, Tom songea cinq minutes à chercher dans son esprit la cause de ce son. L'inconscience avait-elle cependant abattu les barrières mentales de l'éthérien ? Il décida de tester.

Pièce noire -
Le sol est glacé sous sa peau nue, et le courant d'air froid n'arrange rien. Les chaînes enserrent étroitement ses poignets meurtris.
Puis il entend des pas et, du haut de ses sept ans, il prie pour que ce ne soit pas son père -

Puis la forêt, et cette fois-ci il accepte quand Elaenora lui demande de fuir avec elle. Ils courent tous deux, le sol se métamorphosant sous leurs pieds, devenant montagnes, plaines, mers, plateaux. Des flèches jaillissent de derrière eux, leur passant étrangement à travers.
Du moins jusqu'à ce que l'une d'elles ne traverse sa cuisse...
Il trébuche et s'écroule. Elaenora continue à courir. Il crie pour qu'elle se retourne, et il sait qu'elle l'entend.
Mais elle ne retourne pas sur ses pas, et il sent son père s'approcher, présence galopante irradiant la rage pure. Enfant de cinq ans, il hurle sa peur et son désespoir à toutes les divinités du ciel et de la terre, allant jusqu'à citer le monstre de la famille dont on ne lui a jamais parlé qu'à mots couverts, et formellement interdit d'invoquer par son nom...


Un elfe sort alors de la terre, auréolés de fumées épaisses. Il a le teint blême, les cheveux roulés en dreads, les pupilles fendues, et sa posture est celle d'un prédateur à l'affût. L'enfant ne voit cependant qu'une chose : qu'il est seul à lui tendre les bras, et il s'y jette. L'être le serre affectueusement contre lui.


- «Bonjour, Bill.»
- «Emmène-moi loin de papa», supplie-t-il.
L'Elfe lui sourit gentiment, faisant bouger les tatouages noirs sur ses joues.

- «Bien sûr,mais il me faudra un prix en échange.»

- «Lequel ?» demande-t-il naïvement (encore pur à cette époque, ne sachant pas que rien n'est gratuit en ce bas monde).

Le sourire change ; plus lascif, plus féroce.

- «Ton corps.....»

Il est dorénavant adolescent, et nu comme au jour de sa naissance. Les mains du monstre descendent lentement le long de son dos tandis qu'il lui lèche le cou ; mais, derrière le désir, il sent la haine - un ressentiment terrible et inhumain par sa violence.

- «Pourquoi tu me déteste ?»

L'autre paraît surpris, puis reprend son sourire. Il est allongé sur un lit aux draps de soie noire maintenant, et Tom, au-dessus de lui, commence à le caresser en lui expliquant ce qu'il veut savoir. Alors il se force à écouter, mais les paroles du Drow sont étouffées contre sa peau et il n'arrive pas à saisir un mot. La frustration lui fait verser des larmes. Il ne saura jamais - pourquoi l'elfe veut tellement l'humilier, le réduire à genoux, le voir soumis et ensanglanté devant lui.
La tête de Tom est au niveau de son ventre maintenant, baisant la peau blanche. Il ferme les yeux, conscient des mains de l'autre sur ses cuisses. Mais le monde vire soudain au rouge, les dents de son partenaire lacérant la chair, ses griffes labourant la paleur de ses reins, puis -
Bill ouvrit les yeux, en sueur. Le visage de l'elfe combattant était à quelques centimètres du sien, ses lèvres fines fendues en un rictus satisfait.

- «Vous avez fait de beaux rêves, maître ?» demanda-t-il.

Il sait.

- «Absurdes et désordonnés, se contenta-t-il de répondre. «Ce n'en était même plus amusant.»
- «J'imagine...» s'amusa Tom.
L'éthérien se contenta de se relever. Une douleur atroce le transperça aussitôt sans qu'il en laisse rien paraître.
- «Ce n'est pas encore cica-» commença le drow avant qu'il ne l'interrompe.
- «Je t'ai beaucoup appelé enfant», fit-il doucement. «Caprices juvéniles.»
Tom lui caressa doucement la joue.
- «Les caprices n'étaient-il pas plutôt ceux du père ?»
La main de Bill se serra comme un étau sur le gorge du blond.
- «Quelques fussent mes relations avec mon père... Je ne laisserai personne souiller la mémoire d'un membre de ma famille.»
L'elfe guerrier ne sembla pas être affecté ni par la remarque ni par l'agression. Saisissant délicatement le poignet de l'éthérien, il lui donna un petit coup de langue.
- «Vous feriez mieux de retourner dormir, maître. Il faut que vous soyez en forme physique parfaite pour affronter les évènements qui suivrons.»
Le noble s'apprêtait à répliquer lorsque le drow l'embrassa, l'empêchant d'aller plus loin. Cette fois, Tom fut plus doux, et lui fit moins mal.
Bill ferma les yeux tout seul, reconnaissant le goût de la drogue.
- «Tu tiens donc tant à ce que je me repose ?» demanda-t-il simplement avant de retomber en arrière.
Tom lui sourit. La mixture n'avait aucun effet sur lui, aussi ne prit-il pas la peine de se rincer la bouche et préféra-t-il plutôt contempler l'éthérien endormi.
- «Mon petit Bill... Tu n'as pas idée à quel point tu peux ressembler à ton glorieux ancêtre...»

Il eut un petit rire.

- «Même côté effet sur mes hormones.»
Comme ayant entendu cette remarque à travers son sommeil artificiel, le brun fronça les sourcils et referma le poing sur la main paresseuse qui caressait sa paume du bout des doigts. L'elfe effectua une tentative sans conviction pour se libérer, songeur. Depuis combien de temps son maître n'avait-il pas mangé ?

A l'origine, Ether était une terre pauvre et stérile. Pour survivre, les éthériens avaient évolué de telle manières qu'ils consommaient entièrement les nourritures et liquides absorbés, sans rien rejeter ; et qu'ils pouvaient se reproduire entre membres du même sexe. Pareille stratégie avait multiplié leurs chances de survie. Cependant, les femmes se montrant incapables de se reproduire avec des membres de leur sexes, elles disparurent peu à peu au profit d'être masculin capables de donner la vie autant que de la recevoir. Entourés de prédateurs, ils s'étaient consacrés aux arts guerriers tout en privilégiant une structure sociale fondée sur l'homogamie et l'esprit de groupe.
Donc, certes, Bill était solide. Mais Tom doutait qu'un repas - et juste quelques gouttes de sang en plus - en deux ou trois semaines lui suffise.
Anorexique, peut-être ?
C'était bien possible vu le mépris qu'affichait l'éthérien pour les plaisirs terrestres. Il faudrait le faire manger à son réveil...
Mais, en attendant, il allait rapidement ramener quelque chose à manger pour lui-même.
Il reprit son sourire malsain habituel.
La prostituée en bas de la rue peut-être ?

***






END OF CHAPTER II







Personnes à prévenir pour le chapitre 3:


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# Posté le mercredi 03 septembre 2008 16:23

Modifié le samedi 13 septembre 2008 16:09